Période | 2025-2027 |
Porteur | Emmanuelle Pucéat (Biogéosciences) |
Unités/Plateformes BFC | Biogéosciences, Chrono-environnement |
Co-financement HARMI | Equipement : Isoprime Precision |
La précipitation des roches carbonatées couplée à l’altération des silicates est un mécanisme clé de la séquestration naturelle du carbone et la régulation du CO₂ atmosphérique. L'altération des silicates consomme du CO₂, libère des ions comme le calcium et le bicarbonate qui précipitent sous forme de carbonates dans les océans ou les lacs, stockant ainsi le carbone durablement. Si les mécanismes de l'altération des silicates sont très étudiés, ceux régissant la production de carbonates restent incertains, limitant notre connaissance des facteurs qui pourraient renforcer son action. Ce projet explore la précipitation carbonatée microbienne, qui pourrait agir sur des échelles de temps courtes et limiter le réchauffement climatique. Les paléo-lacs, comme celui des Limagnes dans le Massif Central, offrent un laboratoire naturel pour étudier l’influence de facteurs abiotiques (température, humidité, lessivage continental) sur la productivité primaire et la formation de carbonates microbiens. Ce bassin, daté de la fin de l'Eocène au début du Miocène, a connu plusieurs événements climatiques majeurs, affectant la formation de dépôts carbonatés. Ce projet vise à produire une série d’enregistrements géochimiques et minéralogiques pour contraindre l’évolution de ces facteurs abiotiques et déterminer leur rôle dans la fertilisation du lac et le développement d’une précipitation carbonatée d’origine microbienne.




